« Vers l’été, à bout de souffle », par Philippe Djian (Libération, 29/03/14)

Philippe Djian

64) Je rends ma chronique avec quatre jours de retard. Contrairement à ce que je pensais, je n’ai constaté aucune panique dans les rues, je n’ai ressenti aucune angoisse vous étreindre. On ne m’a pas appelé pour savoir ce que je fabriquais, Lire la suite

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« J’attends de voir ce qui doit naître », par Philippe Djian (Libération, 01/03/14)

Philippe Djian

53) J’entends dire, ici et là, que la situation du pays s’améliore. Je fais partie de ceux qui doutent mais que l’espoir, néanmoins, maintient prudemment en vie.

54) Je me méfie des écrivains. En lisant Agonie d’agapède William Gaddis, j’ai failli avoir une syncope. Les grands bonheurs sont si rares.
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« Se tendre un miroir », par Philippe Djian (Libération, 01/02/14)

Philippe Djian

45) Ah, voilà, je crois que je viens de comprendre pourquoi je suis un auteur de fiction. Voilà, c’est parce que la réalité me dégoûte. Parce que le monde me désespère. Ce monde est à vomir. Je blague. Arrêtez, je blague. Je sens l’hiver qui arrive, c’est tout, qui commence à glacer les os. Je blague. Nous allons bientôt cailler des meules. J’essaie de le prendre avec philosophie. C’est drôle, à 20 ans, j’avais l’impression d’étouffer et je sens que ça revient aujourd’hui, Lire la suite

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« A l’orée de cette croissance molle », par Philippe Djian (Libération, 04/01/14)

Philippe Djian

38) Je ne suis pas d’accord, Kate, mes pulls J. Crew se sont tous déformés. Ce n’est plus ce que c’était. Mais d’accord, allons voir, je sais que ça te fait plaisir. Je te suis.

39) La force des vagues est terrifiante. L’une me passe au-dessus de la tête. Je cavale au pied de l’Hôtel du palais en pensant que je dois écrire un livre. Lire la suite

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«L’amour est un crime parfait»: cimes et châtiments (Julien Gester, Libération, 14/01/14)

L'amour est un crime parfait

Les frères Larrieu délaissent leur cinéma de cocagne pour un thriller glacial et bouffon, à l’ambiguïté hitchcockienne.

Au programme de L’amour est un crime parfait, il y a tout d’abord un vif plaisir à retrouver en pleine santé le cinéma d’Arnaud et Jean-Marie Larrieu, un peu plus de quatre ans après leur projet le plus imposant et le plus dispendieux, Lire la suite

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