Philippe Djian président du Festival des scénaristes de Valence

 

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Philippe Djian présidera le Festival des scénaristes de Valence, du 10 au 14 avril 2013. C’est la première fois qu’un écrivain est sollicité pour remplir ce rôle. Cette seizième édition est axée autour de l’adaptation audiovisuelle des œuvres littéraires.

Toutes les informations et le détail des manifestations figurent sur le Site du Festival.

 

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Philippe Djian défie la télé (Le Midi Libre)

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Il revient avec l’intégrale de “Doggy Bag”, saga littéraire en six tomes directement inspirée des séries télévisées américaines.

Comment est né ce projet original et pharaonique ?
À la télévision, il y a des séries surprenantes, extrêmement bien écrites
à l’image des Sopranos ou de Six feet under. Moi qui suis un fou de
littérature, cela m’a posé des questions et même quelques complexes. Si
j’étais Américain, j’aurais écrit directement un scénario, mais comme je
suis Français et que la mise en œuvre cinématographique d’une série
demande beaucoup d’argent et de courage – ce qui manque en France -,
j’ai essayé de démontrer qu’une série littéraire peut rivaliser avec
l’image. C’est du Balzac d’aujourd’hui.

Il n’y a pas de genre mineur.

Pour vous le vent de la création continue donc toujours de souffler des États-Unis…
Je suis formaté, c’est ma culture. À 18 ans, je vivais dans un pays
emmerdant et triste. Tout venait des USA, la musique, les fringues…
Quand on avait trois sous, on filait à New York et on ouvrait grand les
yeux. J’avais envie de ressembler à James Dean. Le Clézio, ça me
gonflait. Et le déclic est venu de Salinger. J’étais à la fac, j’ai lu
L’Attrape-Cœur et je me suis dit “Voilà quelqu’un qui me parle de ma
vie, des choses simples que je connais”. Henry Miller aussi m’apprenait
des choses : il avait été postier, il savait ce que c’était de
travailler pour gagner sa vie. La littérature m’intéresse quand elle est
utile. Les romans psychologiques français, je n’arrive plus à les lire.

Comment pense-t-on l’écriture quand on la décline sur six tomes ?
Comme tout est parti du défi de me dire que je pouvais rivaliser avec
l’image, je me suis retrouvé embarqué un peu malgré moi. Je ne savais
pas où j’allais, je n’avais de plan. Et finalement, je me suis bien
amusé. C’était délirant de partir sur des histoires échevelées.
L’amusement, c’est aussi de la littérature. Un écrivain doit rire, pas
simplement se torturer avec une grosse ride sur le front. Mais en
France, c’est interdit de dire ça. En fait, toutes les histoires ont
déjà été racontées. La seule chose que peut faire la littérature, c’est
changer l’axe, changer la caméra si vous préférez. On est contemporain
de son époque, il faut que les gens comprennent le monde grâce à vous.

Les années passant, vous suscitez moins de controverses. Comment l’expliquez-vous ?
Sans doute parce que le monde a un peu changé. Ce qui est amusant, c’est
qu’aujourd’hui des gens comme Beigbeder me disent “Tu es notre parrain”.
C’est vrai qu’il y a trente ans, il n’y avait pas beaucoup de gens
comme Despentes ou Houellebecq. Mais je n’ai jamais été provocateur par
goût. Je suis comme un chercheur qui veut intégrer le monde dans une
formule. Je veux que les gens viennent autour de moi. C’est pour ça que
je revendique être un écrivain populaire. Et ma grande peur, c’est de ne
l’être pas assez.

Recueilli par Laure JOANIN, Le Midi Libre, 23/12/10

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L’intégrale de Doggy Bag en un seul volume !

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Commander ce livre

L’intégrale de Doggy Bag sort le 4 novembre en un seul volume aux éditions Julliard (896 pages, 29 €).

Présentation de l’éditeur :

Doggy bag, la saga du clan Sollens écrite en trois ans
par Philippe Djian est un succès qui a fait de nombreux adeptes. En
appliquant à la littérature les codes de la série télé, l’auteur le plus
américain des lettres françaises a réussi son pari insensé : nous tenir
en haleine avec le récit à rebondissements du destin extravagant d’une
famille de fous furieux. Cette année, il faudra compter avec un nouveau
cadeau incontournable : les six saisons réunies en un seul volume, six
succès d’affilée pour (re)découvrir le phénomène Doggy bag.
Tout
commence lorsqu’une belle inconnue entre, sans se faire annoncer, dans
le bureau des frères Sollens. À peine ont-ils le temps de la
reconnaître, stupéfiés, qu’une onde de choc traverse la ville et fait
trembler ses fondations. Quarante-cinq secondes plus tard, le
tremblement de terre cesse, mais l’existence de David et Marc Sollens
vient de basculer pour toujours. Après vingt ans d’absence, Édith, leur
amour de jeunesse, a fait sa réapparition, bien décidée à trouver lequel
des deux frères est le père de sa fille…
Inspiré par l’invention
permanente et jubilatoire des séries américaines – complots,
disparitions, réapparitions, mises en exergue d’un personnage en
particulier -, Philippe Djian exulte en se réappropriant tous les
ressorts de la série télé pour les transposer (voire les subvertir) en
littérature. Parce qu’il est passé maître dans l’art de créer des
personnages foncièrement humains, il nous attache malgré nous à des
individus aussi ordinaires que détraqués, dont le sort devient aussi
important que le nôtre. Jouant sur le double sens du mot saison, il va
même jusqu’à donner un  rôle de premier plan aux phénomènes naturels et
climatiques : séisme, pluie diluvienne, canicule et froid polaire, qui
ne contribuent pas à adoucir les mœurs de cette famille déchaînée. Une
expérience d’écriture hors norme pour l’auteur de 37°2 le matin et
d’Incidences ; une expérience de lecture délicieusement addictive pour
les nombreux fans de Philippe Djian, comme pour ceux qui ne le
connaissent pas encore.


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