Eicher et Djian pour un concert littéraire (Le Midi Libre, 17/03/11)

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Les deux inséparables entament la tournée nationale de leur concert littéraire ce soir. Stephan Eicher accompagnera en musique les textes de celui qui l’a guidé sur tous ses albums, Philippe Djian, auteur du célèbre roman 37°2 le matin. Les deux amis présentent ce soir « une correspondance musicale improvisée » en compagnie d’un trio à cordes. Stephan Eicher nous en dit un peu plus.  

Philippe Djian : un ami essentiel ?

J’adore passer du temps avec Philippe et ce spectacle était plus une excuse pour nous voir davantage. Depuis notre première rencontre à l’émission de De Caunes   Rapido en 1987, ce sont à chaque fois des moments de grandes qualités humaines. Antoine avait eu la sensibilité de croire que nous pouvions être complémentaires. Plus tard, avec nos nombreuses collaborations, le fait de créer de la musique a rythmé notre amitié. On se découvre mutuellement des choses, que ce soit lui sur la musique ou moi sur les livres.  

Comment vous est venue l’idée d’un concert littéraire ?

J’ai eu l’habitude dès le début de ma carrière de faire lire mes textes par Philippe, pour savoir comment faire sonner et rythmer le texte. La qualité musicale de ce qu’il écrit m’a toujours attiré. À l’occasion du Marathon des mots en 2007, on nous a proposé de venir y participer mais Philippe était un peu nerveux. Je lui ai donc proposé d’accompagner ses textes avec ma guitare. Cela a tellement marché que d’autres festivals nous ont demandé de les rejoindre.

 
Comment ça se passe sur scène ?

Nous amenons tous nos textes qui n’ont pas trouvé de musique, et pour cette nouvelle tournée, nous y avons associé un trio à cordes. C’est un réel danger pour nous de les avancer ainsi, mais ça nous emmène à de nouvelles interprétations. Je suis sûr que certaines feront partie de mon prochain album. Même si c’est assez troublant, ça a un effet très agréable sur scène et ça simplifie plein de choses, par les réactions du public et les émotions que ça crée, même chez nous. Avec le temps qui passe, on perd la naïveté de nos premières chansons et ça devient plus compliqué de créer. Avec Philippe sur scène, on redevient des enfants.  

Anaïs Lévêque, Le Midi Libre, 17/03/11

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