« Dans la cuisine de Stephan Eicher et Philippe Djian » (Le Républicain Lorrain, 21/05/11)

Dans la cuisine de Stephan Eicher et Philippe Djian

Les chansons de Stephan Eicher et Philippe Djian naissent en cuisine. Et c’est précisément là qu’ils invitent, ce soir, à Rombas, le public à savourer une dernière fois leur menu unique.


 

« Philippe apporte les textes et moi les musiques. Et c’est cette troisième personne que le public rencontre sur scène. » Le « trio » donnera, ce soir, le dernier concert littéraire de la tournée. Photo Daniel INFANGER

 

« Philippe apporte les textes et moi les musiques. Et c’est cette troisième personne que le public rencontre sur scène. » Le « trio » donnera, ce soir, le dernier concert littéraire de la tournée.

Vous nous faites entrer, avec ce concert littéraire, dans l’intimité du couple artistique que vous formez avec Philippe Djian. Est-ce, pour vous, l’occasion de nous faire découvrir la naissance et la création de vos chansons ?

Stephan EICHER : « Tout a commencé, en fait, avec le Marathon des mots, à Toulouse. Philippe en faisait l’ouverture. Notre idée était alors de proposer nos textes, avec mes musiques, de manière très intimiste. Lui lisait, et moi je jouais de la guitare. C’est là qu’est né ce concept un peu bizarre de concert littéraire. J’aime bien travailler dans une cuisine parce qu’il y a une grande table et parce qu’il y a une machine à café pas loin. Des feuilles sont étalées devant moi et j’improvise à la guitare. C’est quelque chose de très naïf, comme un jeu d’enfant. »

Justement, comment ces petites histoires que vous mettez en musique voient-elles le jour : pose-t-il ses mots sur vos notes ou imaginez-vous des mélodies à partir de ses textes ?

« Avec les années, nous sommes de plus en plus proches même si nous ne sommes jamais dans la même pièce pour créer. Mais il m’apporte déjà, à ce moment-là, un rythme et un ton. Je ne trouve pas la bonne musique à chaque fois. Ce que Philippe écrit pour moi n’a été forcément enregistré. Sur cette tournée, on a essayé d’improviser sur scène et il y a deux chansons qui sont déjà nées, comme ça, devant le public. »

A-t-il tout de suite accepté de partager la scène avec vous ?

« Ma chance, c’est qu’il a eu besoin de moi pour le Marathon des mots : ça lui a plu et je lui ai alors proposé de partir en tournée. Je pense que si j’avais été à l’origine du projet, ça aurait été plus difficile. »

Vous formez un duo unique dans le paysage musical…

« On est un peu comme les deux vieux de la tribune du Muppet show ! On se cherche et on aime se taquiner. On a tellement pris de plaisir ensemble qu’on a demandé à trois musiciens (des cordes) de nous accompagner dans nos improvisations.

C’est un réel plaisir de faire 600 km avec lui en voiture puis de le voir, avec moi, heureux devant le public. Il se cache, par exemple, très tôt, derrière le rideau pour voir la salle se remplir et court, ensuite me dire : « Stephan, c’est plein, il y a beaucoup de monde ! » ( Il rit) Il me réapprend sincèrement à apprécier les joies de la vie en tournée ».

Propos recueillis par Paul-Marie PERNET


Comment Antoine de Caunes a-t-il permis cette rencontre ? Qui a fait le premier pas artistique vers l’autre ? Comment ont-ils choisi les titres de la tournée ? Pourquoi Stephan Eicher a-t-il travaillé pour Axelle Red ? Écoutez les 20 minutes de la version intégrale de notre entretien avec le musicien suisse sur notre site (www.republicain-lorrain.fr) Concert complet.



Dans la cuisine de Stephan Eicher et Philippe… par republicain-lorrain

 

 

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